Dans la thématique Itinéraires, rencontre avec Marc Loopuyt, grand musicien spécialiste de l'oud et professeur de musiques orientales au département de musiques traditionnelles du Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse.
À lire aussi, l'article de Marc Loopuyt sur l'Oussoul paru dans Pastel n° 63 spécial Turquie.
mercredi 20 novembre 2013
Marc Loopuyt, les Orients et le pays natal mythique
par Alem Alquier
Musicien-voyageur, Marc Loopuyt sait qu’il le sera
depuis l’âge de dix ans : il eut une révélation lorsqu’un guitariste flamenco
lui transperça la région cardiaque par un son inédit. On ne se remet pas d’un
tel choc.
Plus tard on le retrouve au sud de l’Espagne, puis au
Maroc, si visible et si proche. Il a été très vite emporté par l’oud, et par la
culture qui va avec.
Passionné, il décrit avec précision les coutumes de ses familles
d’adoption, notamment les tribus berbères du Moyen-Atlas. Féru d’architecture
traditionnelle, il est capable de vivre dangereusement pour aller admirer une
capitelle dans sa dernière région de résidence, le Languedoc-Roussillon.
Est-ce cet « esprit de primordialité », hérité
des mêmes Berbères, qui lui permet d’aller droit au but ?
En septembre 2013, il fait partie du jury pour le
recrutement des élèves du département des musiques traditionnelles au Conservatoire
à Rayonnement Régional de Toulouse. À ce titre, et en tant qu’enseignant, il
nous livre ses sentiments sur la pédagogie, sur la tradition, sur les nouvelles
générations…
mardi 22 octobre 2013
Sur Pastel, un nouveau "Retour sur..." dossier à découvrir ou redécouvrir sur l'improvisation, paru dans Pastel n° 65 au 1er semestre 2010.
Cet été, Émile Maux est parti en balade à Ars, 38e Rencontres internationales de luthiers et maîtres sonneurs, il en est revenu, non pas avec une ballade, mais avec un nouveau bulletin d'humeur teinté de son humour habituel.
Bonne lecture !
Cet été, Émile Maux est parti en balade à Ars, 38e Rencontres internationales de luthiers et maîtres sonneurs, il en est revenu, non pas avec une ballade, mais avec un nouveau bulletin d'humeur teinté de son humour habituel.
Bonne lecture !
Retour sur... le dossier Spécial Improvisation
Cliquez ici pour lire et télécharger les articlesPastel 65 1er semestre 2010
p 1 Variation et improvisation
Xavier Vidal
p 2 L’alchimie de l’improvisation - rencontre avec Sylvain Roux
Maïlis Bonnecase
p 3 Quand le jazz croise la musique traditionnelle - rencontre avec Fabrice Rougier
Jean-Christophe Maillard
p 5 Improvisation: le son en mouvement - Michel Doneda / Michel Raji
Dominique Regef
Le bulletin d'humeur
« Que
le cercle soit vicieux ne rend pas le carré vertueux ! »
« Traité de Mathématique
comportementale » chapitre : Morale & Géométrie, manuscrit
autographe d’Henri Poincaré (1854-1912) mathématicien, physicien et philosophe
français. Essai jamais publié.
Saint-Chartier,
petit village cher à George Sand.
Saint-Chartier,
indissociablement lié à la renaissance du folk français par son festival de
« Luthiers et Maîtres sonneurs » qui accueille les meilleurs
luthiers, les meilleurs musiciens, la crème du folk berrichon, français,
européen, que dis-je, mondial.
Saint-Chartier,
nom mythique…
Et ça fait
bientôt quarante ans que, de bonnes raisons en mauvais prétextes, je rate
l’événement… Fatalité, acte manqué ?
Ars a remplacé
Saint-Chartier, vais-je aussi rater Ars ?
Non !
Décision ferme
et définitive, révision des 240 000 km, plein de gasoil, Simone fait les
valises, camping-car prêt, « tom-tom » résolument calé sur le Cœur du
Berry…
vendredi 26 juillet 2013
Il y a à Céret (Pyrénées Orientales) MúSIC, un nouveau Musée des instruments, autour de collections de hautbois, instruments du monde et patrimoines vivants,
dont l’inauguration, en mai dernier, a tenu toutes les promesses d’un
projet mis en œuvre par Paul Macé, directeur du CIMP (Centre
International de Musique Populaire), son équipe et de nombreux
partenaires, et qui peut tenir en un seul mot : MAGIQUE. Dominique Regef y était et vous en parle.
Quelques
chroniques également de productions récentes, et le commencement d’une
nouvelle rubrique, « Retour sur… », qui nous permettra d’offrir
régulièrement à la lecture les dossiers et articles particulièrement
marquants qui ont été édités ces dernières années dans Pastel avant
qu’il ne devienne numérique. Nous commençons par le dossier spécial Turquie qui vous propose une déambulation à travers la lutherie, le
creuset musical de l’Asie mineure, l’oussoul, l’époque baroque, le
légendaire…
Bon été, et bonne lecture !
Inauguration de MúSIC, Musée des instruments à Céret, le 18 mai 2013
Compte-rendu par Dominique Regef
Une phrase souvent entendue chez les
pratiquants de musiques traditionnelles :"On ne fait pas de la musique
de musée, nous !"...
Louable manifeste, qui affirme la musique non comme un acte de reconstitution illusoire et dogmatique
mais comme un acte de création permanente, incarné dans son temps.
L'authenticité se conjugue d'abord au présent.
D'En Haut - chronique CD
Sauvage et bruitiste.
Les deux musiciens (Pairbon / Roman Colautti et Tomàs Baudoin) ont choisi de nous livrer une œuvre dépouillée, où les instruments conventionnels ne sont pas majoritaires. Beaucoup de percussion, lʼutilisation du tamborin en insecte obstiné, lʼaffirmation dʼune contrebasse têtue…
Recherche sonore, expérimentation : la même contrebasse, archetée, provoque un contraste extrême avec une voix assez aigüe ; quelques effets de studio discrets sont notables (comme le delay) mais au fond, très peu utilisés. Ici lʼon trouve la préoccupation majeure de ces artistes, à savoir sʼaffranchir des échelles du tempérament égal, faire dissonner les notes (peut-être pour mieux les récupérer en consonnance), et bien sûr, le tout sur un large tapis de répertoire gascon. Ce nʼest pas la première fois (et jʼespère loin dʼêtre la dernière) que ces membres de Familha Artùs explorent des harmonies que dʼaucuns appellent « out » en jazz… Les arrangements comme à leur habitude sont dʼune grande richesse, et ce paradoxalement (mais est-ce bien un paradoxe ?) à lʼaide dʼun instrumentarium relativement limité. Et que ce soit par des effets électroniques (dans dʼautres contextes) ou bien avec des objets sonnants originaux (bols tibétains, plaques métalliques, solive…) dans ce CD, la restitution des chansons de neuf et autres rondeaux trouve ici une atmosphère qui ne ressemble quʼà ces musiciens, et qui nʼest pas sans rappeler parfois une matière orientale…
Les deux musiciens (Pairbon / Roman Colautti et Tomàs Baudoin) ont choisi de nous livrer une œuvre dépouillée, où les instruments conventionnels ne sont pas majoritaires. Beaucoup de percussion, lʼutilisation du tamborin en insecte obstiné, lʼaffirmation dʼune contrebasse têtue…
Recherche sonore, expérimentation : la même contrebasse, archetée, provoque un contraste extrême avec une voix assez aigüe ; quelques effets de studio discrets sont notables (comme le delay) mais au fond, très peu utilisés. Ici lʼon trouve la préoccupation majeure de ces artistes, à savoir sʼaffranchir des échelles du tempérament égal, faire dissonner les notes (peut-être pour mieux les récupérer en consonnance), et bien sûr, le tout sur un large tapis de répertoire gascon. Ce nʼest pas la première fois (et jʼespère loin dʼêtre la dernière) que ces membres de Familha Artùs explorent des harmonies que dʼaucuns appellent « out » en jazz… Les arrangements comme à leur habitude sont dʼune grande richesse, et ce paradoxalement (mais est-ce bien un paradoxe ?) à lʼaide dʼun instrumentarium relativement limité. Et que ce soit par des effets électroniques (dans dʼautres contextes) ou bien avec des objets sonnants originaux (bols tibétains, plaques métalliques, solive…) dans ce CD, la restitution des chansons de neuf et autres rondeaux trouve ici une atmosphère qui ne ressemble quʼà ces musiciens, et qui nʼest pas sans rappeler parfois une matière orientale…
Beatiho - chronique livret-CD
Document bibliographique ou
disque compact ? Livre d’art ou notice d’une création musicale ? En
tout cas, Beatiho ne se rangera pas
dans nos bibliothèques aux côtés des CD. La formule se développe de plus en
plus : il s’agit d’un livre de petit format in-16 (« livre de
poche » cartonné, pour simplifier) accompagné d’un disque compact,
supports appelés à fonctionner en interaction, le son se faisant prolongement
des images et des textes qui y sont proposés.
Roland Becker, Immrama - chronique CD
Roland Becker est l’un des plus
originaux créateurs bretons des trente dernières années. Il a navigué du bagad, d’où il est originellement issu –
le son de la Kevrenn Alre, bagad
d’Auray, plusieurs fois champion de Bretagne, c’est lui !- à la musique de
couple dans laquelle il a été bercé depuis toujours : voilà déjà pour ce
que l’on peut appeler plus ou moins musique « traditionnelle »
bretonne. Il a ensuite tâté de divers mondes : le jazz-rock, le jazz tout
court (Roland Becker est un talentueux saxophoniste, aux côtés de la bombarde
qui reste son instrument principal), la balloche franco-bretonne style musette,
les tentatives « contemporaines », la reconstitution muséographique…
et j’en passe forcément.
Inscription à :
Articles (Atom)




